MADEIRA
Le Tribunal Constitutionnel du Portugal déclare l'inconstitutionnalité de la loi qui exige le paiement anticipatif d'un acompte sur l'impôt des sociétés portugaises (PEC)
Par son jugement du 29 septembre le 2009, le Tribunal Constitutionnel du Portugal a déclaré l'inconstitutionnalité de la loi qui, comme vous le savez, exige le paiement anticipatif d’un acompte sur l’impôt des sociétés portugaises (PEC) concernant les sociétés avec licence pour opérer dans le Centre International d'Affaires de Madère (CINM) qui y étaient soumises.
Cette inconstitutionnalité trouve son fondement dans l’exigence d’un paiement anticipatif d’un acompte sur l’impôt des sociétés portugaises (PEC) auquel les sociétés de Madère ne sont pas soumises. Il est important de noter que dans la mesure où cette norme a été appliquée pendant plusieurs années, le Tribunal a consacré l’effet non rétroactif de son jugement car un remboursement des sommes payées précédemment impliquerait des coûts administratifs substantiels. Le jugement ne produira donc, en principe, ses effets que pour le futur. Toutefois, le principe de non rétroactivité ne trouvera pas à s’appliquer dans les cas d’un contentieux antérieur au jugement du Tribunal Constitutionnel mais non encore tranché par une juridiction compétente ou dans le cadre d’une décision en suspens.
En conséquence, et conformément à la décision judiciaire développée ci avant, les montants payés ne sont en principe pas récupérables.
ESPAGNE
Régime Fiscal Spécial Pour les Brevets
Le 13 février 2008, en vertu des normes sur les aides gouvernementales, la Commission Européenne a autorisé le régime fiscal spécial applicable aux compagnies espagnoles et aux établissements permanents pour les revenus générés par la cession de licences de brevets, design, modèle, plans, formules secrètes et processus. Ce régime spécial a été introduit par la Loi 16/2007 du 4 juillet 2007 et est complété par ce qui est prévu dans l’article 23 de la Loi de l’Impôt sur les Sociétés. En accord avec ce nouveau régime, 50% des revenus dérivés des licences indiquées antérieurement, ne seraient pas inclus dans la base imposable du contribuable s’ils rejoignent certains critères qui se spécifient dans le propre article.
A noter que l’exonération s’applique aux revenus bruts ce qui rend les frais inhérents au développement (amortissements) déductibles, de cette façon l’impôt réel effectif est substantiellement bas.
Les normes permettent l’application de ce régime dans le cas des transactions intragroupes même si le bénéficiaire du brevet est dans le pays même.
Ce régime est applicable tant que les revenus dérivés des licences de cession des actifs intangibles ne soient pas supérieurs de 6 fois des frais effectués pour le développement du brevet.
Modifications Fiscales
Impôt sur le Patrimoine: Dans le Plan de Stimulation Economique, on a éliminé l’Impôt sur le Patrimoine qui sera supprimé à partir des déclarations à présenter pour l’année 2009.
Remboursement de la TVA: Aussi, pour les entreprises qui le demandent volontairement, le remboursement de la TVA pourra se faire mensuellement, au lieu de la demande annuelle qui jusqu’à présent été appliquée.
CHILI
Régime Holding
L’article 41D de la Loi de l’Impôt sur le Revenu de la République du Chili a introduit un régime fiscal spécial qui s’applique aux sociétés qui ont exclusivement une activité Holding. Ces sociétés que l’on dénomme Plateformes d’Investissement ont une personnalité juridique, un domicile fiscal au Chili et on ne leur applique pas l’Impôt sur le Revenu. Les sociétés mentionnées dans l’article indiqué, bénéficient des traités et ce pour éviter le Double Tribut que Chili á souscrit.
Ce régime spécial, crée en 2001, reste peu connu, étant donné qu’il a suivi un processus d’adaptations / éclaircissements successifs grâce à la Jurisprudence Administrative émise par le Service des Impôt Internes.
Les aspects les plus importants de ce régime spéciale est l’exonération totale de l’impôt sur le Revenu pour les sociétés qui se consacrent exclusivement à la participation et gestion de leurs filiales. Cela signifient que ces sociétés, en plus de leurs revenus pour encaissement de dividendes qui sont exempts, peuvent aussi facturer à leurs propres filiales les services administratifs d’appui ; les revenus générés par ce concept sont aussi exempts de l’Impôt sur le Revenu de la Société.
La société n’est pas exempte de l’application des autres impôts tels que la TVA, l’Impôts de Timbres, l’Impôt territorial, les Brevets Municipaux et l’Impôt sur l’Héritage et Donations. Dans le cas de la TVA, on peut en demander le remboursement tant que les sociétés filiales étrangères ne puissent pas le déduire et qu’elles n’aient pas pour objectif d’introduire des produits ou services au Chili.
Le Chili commence à profiter d’une large gamme de conventions fiscales. Actuellement, il en a approuvé 14 : Argentine, Brésil, Canada, Corée du Sud, Croatie, Danemark, Ecuateur, Espagne, France, Mexique, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pérou, Pologne, Royaume Uni et Suède ; ils sont en phase de ratifier les conventions avec : Belgique, Colombie, Irlande, Malaisie, Paraguay, Portugal, Russie, Tailande et Suisse ; ils sont en négociation les conventions avec : Australie, Autriche, Chine, Cuba, Etats-Unis, Finlande, Hollande, Hongrie, Inde, Italie, Koweït, République Chèque, Uruguay et Venezuela.
LA BELGIQUE
Le Gouvernement Belge, soucieux d’attirer les investisseurs et de capter les entreprises à la recherche des meilleurs avantages fiscaux grâce à l’utilisation de ses holding (les dénommées Plateformes d’investissements), a légiféré dans différents domaines d’importance :
| 1. |
L’élimination du “capital tax” depuis janvier 2006. Depuis lors, toute augmentation de capital des sociétés Belges est exonérée d’impôt. |
| 2. |
Promulgation d’une Loi le 22 juin 2005, publiée le 3 octobre 2005, postérieurement modifiée le 23 décembre 2005 et finalement publiée le 30 décembre 2005, qui institue le « capital risque », c'est-à-dire qu’un pourcentage des fonds propres peuvent être inclus comme dépenses et de ce fait réduire l’assiette imposable. Ce pourcentage est variable et calculé sur le taux de l'OLO (obligations linéaire(s) obligaties – sortes de Bons du Trésor) à 10 ans. Actuellement, ce chiffre est d’environ 4%, ce qui signifie que l’impôt du 1,7% applicable aux holding (cf notre note de décembre 2005) se voit réduit ou même éliminé en fonction du volume des fonds propres de chaque société. |
| 3.
|
L’élimination des retenues fiscales pour le paiement de dividendes vers l’extérieur avec tous les pays avec lesquels la Belgique a souscrit une convention afin d’éviter la double imposition. Par conséquent, sous certaines conditions, il n’existe aucun coût fiscal belge au paiement de dividendes entre une holding de ce pays et son/ses associée/s située/s dans une juridiction bénéficiant d’une telle convention. |
|